Les Ateliers Frappaz occupent des locaux mis à disposition par la Ville de Villeurbanne en 2002, pour la construction de décors et la préparation de festivités déployées dans la commune, dont le festival Les Invites de Villeurbanne, qui a pris la suite des Eclanova (1989-1995). Cet espace de 250 mètres carrés situé rue Docteur Frappaz, auparavant dédié aux travaux communaux de serrurerie, est alors confié à l’association organisatrice, Villeurbanne Spectacle Vivants.
Les Invites de Villeurbanne se démarquent rapidement comme une manifestation entièrement gratuite, tournée vers la musique et les arts de la rue, qui fait la part belle à la participation des habitantes et des habitants, mobilisés autour de projets de transfiguration de la ville.
Le projet développé par Patrice Papelard, fondateur et ancien directeur, entend s’ouvrir à des accueils en résidence. Mais les espaces occupés s’avèrent rapidement trop exigus au regard de l’ampleur des projets et des besoins d’accueil grandissants. La Ville de Villeurbanne confie, en 2006, de vastes locaux supplémentaires, situés à deux pas. Ces lieux, construits en 1911, étaient à l’origine dédiés au soin des chevaux et au stockage du matériel utilisé pour le ramassage hippomobile des ordures, puis à l’entretien des camions poubelles, notamment les modèles électriques mis en service à la fin des années 1920. Dès lors, le nom d’« Ateliers Frappaz » – au pluriel ! – s’impose.
Aujourd’hui, les Ateliers Frappaz, devenus Cnarep en 2013, comptent plus de 4 600 m² répartis en ateliers, bureaux et structures d’accueil, sur deux sites mitoyens, le long de la rue Docteur Frappaz.
Cette rue, ancien chemin de la Gravière, doit son nom à Toussaint Frappaz (1873-1932), un médecin qui a marqué l’histoire locale. Après des études de médecine à Lyon et un internat à Grenoble, ce natif de la Croix-Rousse devient, en 1910, médecin-chef de l’hôpital de Villeurbanne. Durant la Première Guerre mondiale, il se distingue par l’aide qu’il apporte aux militaires hospitalisés et, à partir de 1920, il est nommé médecin du Bureau de Bienfaisance de la commune. Il s’engage alors dans l’assistance aux populations les plus fragiles.